Je me tiens las... A l'entrée de ma crypte, le corps soumis a une lassitude, passive tout en observant un ciel chargé au défilé de nuages sombres, soumis a ce tumulte étrange. Devant mes yeux, ils semblent se perdre vers nul part, l'horizon confondu se profile, pensive, je lève la tête et mon regard s'élève vers ce ciel. De mon coeur plaintif de tant d'amour et de tristesse. L'esprit obscur, le vent souffle dans mes longs cheveux noirs ...
Je me tiens, là… Epuisée, les jambes fébriles et le corps pesant. Je me laisse choir le long du mur et je pose ma tempe sur la pierre, froide.
Puis je m'avance tout en m'approchant d'une dalle de pierre éventé, reposant sur le sol au milieu de hautes herbes agités. De tout mon corps je m'allonge sur cette dalle que j'aime, afin de regarder ce ciel tumultueux et ce vent impétueux qui défilent devant mes yeux. Il semble vouloir me prendre par son souffle, m'emporter a son grès. Mes paupières se ferment… Mes visions morbides m'enchaînent, maudissant l'esprit d'une vie frivole, les pensées s'envolent, en pensant sous l'étreinte du vent que j'aime… Qu'il m'emporte pour toujours.
Je rejoins cette nuit aimante et charmante pour laquelle je me rend en peine, aux obsèques de mes amours, les frissons de ma vie. Lentement aux catacombes des coeurs arrachés dans la douleur, je descend au fond de mon tombeau et je m'assieds sur le socle de cette tombe en pierre...
Entre mes mains je tiens ma vie cette erreur, blamée par mes pensées des plus sévères. J'écoute le chant des morts, une sublime chorale provenant d'outre tombe et du fond de ce coeur mortifié, j'entends cette musique douce et mélodieuse qui m'entraine en se propageant dans les couloirs diffus et troubles de cette crypte intérieure.
Provenant du silence, j'entends et j'écoutes...
Des pas... Franchissent l'échos de ces murs sombres... Elle approche, et viens s'assoir prés de moi. Je la regarde et lui dit...
dis moi, dis moi comment tu penses...
Elle, demeure silencieuse et absente, sans prononcer un mot je sens sa joue qu'elle dépose sur mon épaule, se pose le regard, s'égard au lointain, son esprit est ailleurs...
Ouvre moi ton être et révèle toi à moi, parle moi...
toujours aucune réponse, pourquoi conserve t'elle son silence ?...
Mon insistence me semble inutile... n'est-il qu'un bruit dénué de consistance et dépourvu d'une quelconque valeur ?...
Elle, lève la tête et se tourne vers moi, je regarde ses lèvres qui s'entrouvent...
Tu fais trop de bruit me dit-elle, tu veux mes mots ?... Alors regarde moi dans les yeux, et écoutes...
C'est alors sans un mot qu'elle prit mes mains glacés entre les siennes tout aussi froide, mais d'une exquise douceur.
c'était ma vie que je conservais au creux de mes mains dont-elle s'emparait...
nous nous sommes regardés en esquissant un léger sourire, puis nos mains se sont jointent en se liant...
De cette union naissait aux creux de celles-ci une douce chaleur réchauffant nos corps et nos âmes délivrés.
Mais pour ce qui n'aura durée qu'un instant de partage et d'amour intense,
Ce que la vie donne, elle le reprend. L'on ne pouvait s'appartenir, car elle était l'épouse fidèle de la damnation injustice.
Mais je l'aime… Je l'aime… S'écrit mon coeur. Mais elle, devait disparaître et quitter cet être de chair. Sans se retourner, s'en allant dans le néant. Au pays des rêves...
1. Allegra le 09-05-2008 à 20:49:10
J’ai parlé de ta façon d’écrire et de ta façon de sublimer les différents sujets. Mais je dois rajouter que les images et les écrits sont en osmose et qu’ils ne font qu’un. Sans parler de la musique qui implique aussi le plaisir d’écouter et de faire connaissance avec certains groupes que je ne connaissait pas auparavant comme Within Temptation (dont je me suis acheter leur DVD live intitulé : Mother earth tour).
Je rajoute aussi que ton site dans l’ensemble n’est pas fantaisiste et que tu traites les sujets avec une certaine pudeur et beaucoup de pédagogie ; ça me fait rappeler le livre Poèmes pédagogiques de Anton Semionovitch Makarenko.
Pour moi tu es un Artiste et j’ai beaucoup d’admiration pour toi.
Maintenant que tu as regardée ce film, quelle est ton opinion concernant ce que je t’ai dis à ce propos?
Enfin je dois dire que : je prends beaucoup de plaisir à chaque fois que je lis tes messages.
2. spiritusobscura le 10-05-2008 à 10:08:20 (site)
Allegra c'est un plaisir de te retrouver et je suis ravi d'apprendre que tu apprécies à ce point Within c'est en effet un excellent groupe. Pour ma part c'est l'un de mes préférés en Métal.
Concernant le film "A la rencontre de Forrester", je pense qu'il y a des similitudes comme tu en faisais mention, notamment pour ce que Forrester vécu avec son frère, mais il me semble qu'il existait entre eux une véritable relation, telle que peuvent entretenir deux frères. Il en fut tout à fait autrement pour moi, c'est une profonde blessure, comme lui. Il y a de la culpabilité en lui pour n'avoir su éviter le pire. Pour moi ma culpabilité serait d'être en vie, quelque part en ayant pris sa place.
le style de vie de Forrester est aussi très proche de ma façon de vivre. Je connais très bien l'isolement et cela depuis un certains nombres d'années, mais avec le sourire je précise que je ne suis pas "sauvage", c'est vrai que je préfère éviter les autres mais c'est avant tout pour me protéger, enfin c'est plus compliqué que ça. Je suis surtout très timide mais je sais être accueillant.
Lorsqu'il s'agit de sortir à l'extérieur je suis mal à l'aise mais pas autant que lui, référence au passage du film où il se retrouve au stade perdu au milieu de la foule. Il est alors prit d'une très forte crise d'angoisse, chose que je ne connais pas. Cela dit je suis beaucoup plus jeune que lui, alors peut être que je serai pareil a son âge. En fait je pense que de caractère je suis plus proche de Jamal, et parallèlement plus proche de forrester pour sa façon de vivre et en quelque sorte pour un passé. Je crois que la comparaison s'arrête là, je me contente d'écrire simplement, ce que je ressens. Loin de moi l'idée d'imaginer être capable d'écrire aussi bien que eux, je sais que soi même on ne se rend pas forcement compte mais à mon sens ce que j'écris n'a rien de formidable et je n'aime pas trop me relire car je fini par trouver ça trop mauvais.
édité le 10-05-2008 à 10:15:39
édité le 10-05-2008 à 10:16:51

J'ouvrirai alors mes paupières comme si c'était un voile noir qui s'élève envolé par la brise d'un souffle léger. Répondant à l'appel d'une main a la paume douce et chaude sur ma joue. Mon corps immatériel flotterai parmi un océan de pétales de roses. Qu'elles soient Rouges pour l'enthousiasme retrouvé, proche d'une aura à la couleur blanche pour une pureté étincelante, ou noires pour un océan d'infinité parcourue…
C'est dans mon coeur que j'ai mal, c'est mon être présent qui me fait souffrir dans ma chair. Mais je ressens quelque chose qui parfois me submerge d'une très intense émotion en me faisant savoir qu'il y a autre chose. Un ailleurs formidablement bouleversant d'intensité et de puissance. Une sérénité me vient alors d'une vibration prenant sa source d'un amour qui envahie tout mon être, en me disant que je dois être forte et patiente. Cela élimine mes doutes et je sais alors qu'il y a des dimensions aux biens plus grands idéaux et de fabuleux mondes d'amour et de compassion. Ce jour la je fondrai en larme, car je saurai que je suis délivrée de mes peines et de mes souffrances. Enfin... Pour ne plus revenir dans ces médiocres ténèbres et ce monde matériel.
Mais lorsque ma pensée reprend le dessus je me dis… Si tout cela n'est qu'un rêve largement saupoudré d'un espoir illusoire, alors dans ce cas j'espère que ma mort sera entière, et ainsi détruite je n'existerai plus. Car pour rien au monde je ne voudrais revivre et me réincarner, je préfère une destruction, une véritable mort.
C'est ce monde sinistre qui me rend malheureuse et ma conscience mentale qui me fait douter, car pour lui, pour ce corps, rien d'autre n'existe à par ce monde mortifère dans lequel il vit.
Le temps se couvre, mon âme s'est égarée sur une terre de misère.
Les nuages s'hannoncelles sur des vastes étendues désespérées, tels mon esprit et mes pensées troubles qui se perdent, confusément, dans les méandres d'un labyrinthe interminable et sans issue à mes yeux.
Cachés de la misère de ce monde dans lequel je me suis enfermée, mauribonde survivante sans avenir et sans vie qui se meurt. Sous ses yeux pleurant une pluie de larmes battantes et ruissellantes.
Devant moi, Les volets claques sur une fenêtre entrouverte...
Sur une contrée étrangère, je suis dépossédée de ma liberté, par ce monde qui ne m'apparait pas être, le miens, étant parsemé des pleures ombragés, au combien désoriantée par tant de médiocrités partagés.
Bléssées par les mensonges et la face revelée de ces méfaits appreandés, en de sinistres augures annoncés, je percois la fin de mes temps arrivée.
m'ouvrant la voie de l'absolue menant vers la sacro sainte vérité délivrée, en libérant mon âme de cette nausée- abonde perfidie,
Je choisis la voie sacrée me délivrant de mes chaînes, brisées par les coups, d'une vie foudroyée par l'éclair, et maudite en ces temps infernaux.
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