posté le 06-02-2008 à 05:44:36

Agonoize "Chains Of LovE"

Agonoize "Ordinary Life" 

 

 

 

Dans les couloirs des humeurs noires je me suis sentie brusquement plus seule que jamais. Mais je vais mieux, de nouveau à niveau sur les flots. A la dérive, et au cours de ces moments là il suffit de peu de chose. Un mot de travers ou mal perçu et je pars dans mes humeurs d'une tristesse noire. Couramment ça ne dure pas plus d'une semaine durant laquelle je m'isole et je me renferme complètement dans ma tombe. Contrairement a l'imagerie traditionnelle je crois qu'en enfer il fait froid, très froid… Ce n'est pas tant par l'atmosphère qu'il y règne, mais pour ce que l'on ressent dans son âme ou dans son coeur. Semblable à un corps froid, dans un enfer présent et a venir, peut être… Froid comme la mort au milieu de nulle part ils sont plongés dans une nuit noire. En errant sans but dans des couloirs sans espoir, tels des fantômes hurlants venant se nourrir des vivants en hantant leurs sommeils, aveugles et sourds, aux cris des coeurs qui se noient dans leur sang.
 


Commentaires

 

1. blackdream  le 09-07-2008 à 14:37:30  (site)

c'est fou comme on se ressemble!

2. spiritusobscura  le 09-07-2008 à 15:09:31  (site)

oui Blackdream, et en plus tu aimes les chatsSourire
je viens de le voir sur ton blog Clin doeil

édité le 09-07-2008 à 15:10:32

 
 
 
posté le 06-02-2008 à 05:28:07

Silent Hill extrait

Un autre film que j'adore véritablement, "Silent Hill"Buried at Photocasket.com
 
 


 
 
posté le 06-02-2008 à 05:17:41

The grudge (la rancune)

Voici un film que j'aime énormement "The Grudge" avec l'actrice Sarah Michelle Gellar (buffy contre les vampires). La musique est de Ybrid "Scorpinaca". Sur des extraits de The Grudge 1 et 2.

 


 
 
posté le 06-02-2008 à 04:43:32

Chapite II - L'ange de tristesse

Buried at Photocasket

Je me présente à toi vêtue d'une très longue cape de velours noire dont la capuche couvrant ma tête cache mon visage. C'est ainsi que je m'adresse à toi qui vient en ce lieu. En t'ouvrant mon esprit à coeur ouvert tout au long de notre conversation dans cette crypte à l'image de ma vie, vétuste et en ruine. Je vais t'évoquer sous différentes formes mes pensées, mes sentiments, la partie sombre et intérieure de ma vie lugubre en apportant une certaine vision de la vie, de la mort, des sujets existenciels...
Si je viens à toi pour te parler, c'est dans le but d'extérioriser mes émotions et donc mes pensées. Ainsi je laisse échapper ce qui hante mon esprit depuis de très nombreuses années. Seule épleurée dans la nuit et la pénombre de ma crypte à travers ces âges qui me paraissent être une éternité d'isolement et de solitude.
Il m'a fallu beaucoup de temps pour parvenir à me convaincre de franchir le pas afin de m'approcher d'un humain, en me disant que tout ceci était vain et inutile. Car après tout on s'en fiche de ce que je peux penser et ressentir durant ma survit. Des nuits et des nuits se sont alors écoulées et à présent je me sens prête.
Qui je peux être réellement n'a que peu d'importance, d'ailleur je ne suis rien, je ne suis personne. Telle une ombre errante qui à refusée de vivre sa propre vie. Je parcours désormais ce monde qui est pour moi sans saveurs, survivant à moi-même en fuite face à mon existence.

Suite à cela elle m'invita à la suivre dans une crypte, un lieu froid et obscur, incompris dans l'oubli. Puis à l'intérieure de celle-ci nous nous sommes assis l'un prés de l'autre sur le rebord d'une dalle en pierre. Je me sentais absorbé par les sons de ses paroles qu'elle prononcait dans mon esprit. En cela il avait quelque chose de très mystique et presque religieusement j'étais fasciné par cette jeune femme. Elle avait un tel pouvoir en elle, une telle détresse semblait la posséder en la faisant souffrir.
Puis elle m'expliqua se qu'elle vivait...
Durant les nuits elle reste là allongée ou assise, immobile, comme figée dans le temps.
Son regard perdu, face à elle même, face à la nuit qui l'habite et l'entoure. Seule, tragique face à son destin et à la promesse d'un chaos certain.
Ses forces ainsi que toute volontés semblent l'abandonner, elle se perd peu à peu dans une obscurité de plus en plus sombre. Un fort sentiment de vide, de néant absolu s'empare d'elle…Seule enfuie… A l'intérieur de son être qui l'oppresse, l'angoisse. Son coeur lui apparait semblable à une plaie ouverte. Désormais trop lourd à porter, son coeur la fait souffrir par ce mal étrange qui réside en lui…
Alors dans les profondeurs de ses nuits étranges elle écrit sa douleur, la douleur d'un mal qui la ronge. Peu à peu, inexorablement. Il lui est un combat inégal, de plus en plus insupportable. elle se sait perdu… Pauvre petite âme, oeuvre fragile qui appelle à la délivrance de ses souffrances. Une clameur sans échos dans une vie qui ne veut pas d'elle. Retentissante tristesse de son âme égarée.
Les jours passent et défilent devant ses yeux, tels des actes d'une pièce tragique qui se joue pour elle. Spectatrice fragile et impuissante de l'oeuvre pathétique de sa propre vie. Les années s'écoulent comme des torrents de larmes, se déversant en jalonnant sa misérable vie qui l'abandonne. Désoeuvrée et résolue à la fatalité, elle ne devient qu'une ombre, pauvre créature errante. Sans but au travers de son existence faite de fuites et de survit.
A présent elle pense qu'elle a été maudit, par elle même, dans les tourments de son âme. Où bien est ce damnée par une force obscure…
Dans la prison qu'elle s'est construite elle est emmurée, survivante d'une vie sans saveurs. perdant le goût à toute chose, les sourires s'éffacent de son doux visage à tout jamais, les rires sont un lointain souvenir… La fin s'annonce inévitable, lentement, insidieusement la mort s'installe dans son esprit. Devenant une évidence inéluctable, la résolution ultime d'une descente programmée.
Au coeur de la nuit, Haut lieu du désespoir qui l'engloutie. Allongée sur ce qu'elle imagine sa dernière couche, tapissée de roses noires. Ses yeux se ferment sous la douleur de son coeur meurtri, suppliciée des soupirs, sa complainte l'accompagne dans son dernier voyage. Son pou ralenti, son souffle s'amenuise. L'image de son amour perdu lui vient alors à l'esprit, une fugace vision de son seul amour pour un dernier souffle. Cet être qui l'a abandonné, préférant poursuivre son chemin…Loin, s'interdisant l'amour qu'il lui voue, renonçant à l'aimer.
Mais pour elle s'est une main tendue qui n'ait jamais venue, une lueur d'espoir qui s'est éteinte pour toujours. Puis c'est cet amour que son destin s'obstine à lui refuser, s'abattant sur elle comme le pire des châtiments, une cruelle désillusion de la vie. C'est aussi une vie entière privé de sentiments d'amour et de tendresse ou simplement d'affections.
Elle a fait de sa vie en enfer, une vie qu'elle s'est obstinée à ne vouloir vivre. Les raisons profondes lui ont échappées, ses pensées se sont évaporées sans réponses. Créatrice de ses souffrances et de ses tourments elle s'est auto-détruite, pourquoi ?…Pourquoi est ce ainsi ?…
Pour elle sa naissance fut une erreur, un pacte non scéllé. Par faiblesse, par lacheté, ou bien est ce par lucidité…

Pauvre petit être j'étais si triste pour elle, je pouvait la voir et l'entendre mais était-elle vivante ou morte... La pensée de ces forces obscurs venait se joindre au son de sa voix, comme une sentence qui venait s'abattre sur elle en proclamant...

Trop fragile ?… Trop sensible pour ce monde ?… Crève misérable petite chose incomplète ! Entends tu !?…Ton châtiment n'est pas terminé. Je déverserais sur toi le feu et la haine ! Damnée tu seras pour ne pas avoir vécu ce qui doit être vécu.
non ne l'écoute pas …N'écoutes que moi… Approche toi de moi, mon être si fragile et parfois si pur. Réjouis toi de ce moment que tu as tant souhaité de tes voeux. Car je suis là, mon enfant, mon aimée… Jamais plus tu ne seras seule. Oui approche… Viens dans mes bras, afin que je puisse enfin te serrer contre mon coeur et te bercer ainsi… En cet instant mon amour, n'aie point de crainte ni de peur, car les déchirements de ton coeur ne sont plus. Chasse tes tourments mon amour, mon ange.
Car moi je t'aime…

 


Commentaires

 

1. chaotic kittie  le 06-02-2008 à 16:00:43  (site)

bonjour et bienvenue parmis nous.
ce texte est magnifique merci.
bonne journée

2. spiritusObscura  le 06-02-2008 à 23:24:00  (site)

Merci pour tout c'est très gentil de m'accueillir, puis ce fut un réel plaisir de découvrir ton domaine. Si je peux me permettre je le trouve très beau et il fait bon si prélacer. C'était très agréable et je reviendrais en flanant de-ci de-là, entre tes allées Sourire parce qu'il me reste encore à explorer. je voulais également te déposer un petit message chez toi pour te remercier mais il semble que ce n'était pas possible de laisser un com, je ne connais pas encore très bien... peut que c'est moi qui ne savait pas comment faire.
Bisous

 
 
 
posté le 06-02-2008 à 04:23:52

Chapitre I - La rencontre

J'érrais sans but sur un chemin étrange, marchant vers ce qui m'apparaissait sans raison, sur une marche d'affliction. En ce lieu parsemé de sépultures et de ruines, de statues éffondrées, je marchais... Le regard hagard et triste, sans savoir où cela me mènerait, l'être mélancolique parcourait le sentier d'une pensée triste, épanché de souvenirs sur ma vie écoulée.
Lorsque étonnamment je vis une silhouette sombre qui se tenait debout entre deux tombes, immobile et figée...
Elle était là et je la voyait s'avancer vers moi, me laissant apercevoir brièvement la pureté de son doux visage. J'étais subjugé par sa présence et son aura délicieusement magnifique et mystérieuse...
Lentement elle découvrit son visage en relevant sa capuche, ses gestes étaient d'une telle grâce devant mon regard émerveillé et captivé par la beauté émanante qu'elle propageait tout autour d'elle. En moi s'éveillait les sentiments le plus purs et le souffle de mon coeur s'en trouvait ébranlé.
Qui pouvait-elle être... D'où venait t'elle... J'étais assailli de questions sans réponses. A cela j'entendis sa voix incroyablement douce t'elle une mélodie qui se diffusait dans mon esprit. Je l'entendais me parler sans qu'elle eusse la nécessité de prononcer les mots d'entre ses lèvres.
Elle me déclara qu'elle était un être sans nom

 

 


 
 
 

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